Interview avec Lucie Podcast

Il y a quelques semaines, j'ai eu la chance d'être interviewée par Audrey, la talentueuse podcasteuse de Lucie Podcast

 

On a abordé plein de sujets qu’on considère aujourd’hui encore comme tabou comme par exemple l’argent et le fait de vouloir devenir riche, on a parlé de ce que que cela implique d’être à son compte, comment les proches ont un rôle essentiel à jouer pour que ça marche,  on a parlé de l’effet cendrillon, de Mister Money Mustache, de régime et de bien être.

 

J'espère que l'épisode vous plaira. Bonne écoute !

 

PS: la transcription texte est sous le lecteur.

Audrey: Hello Marie, merci d'avoir accepté mon invitation. Alors, une des raisons pour lesquelles j'ai voulu t'interviewer, c'est que tu es une entrepreneuse multi-casquettes et tu prouves que c'est possible de mener de front plusieurs activités qu'on aime à la fois. Et c'est pour moi très inspirant. Et je me suis dit que si c'était possible pour toi, c'est certainement aussi très possible pour moi et pour les autres. Donc, en fait, je suis très excitée et très curieuse que tu me raconte comment tu fais justement pour jongler entre toutes tes activités. Et pour commencer, je vais te demander si tu veux bien de te présenter et retracer à peu près dans les grandes lignes ton parcours.

 

Marie: Bonjour Audrey. Déjà, merci à toi de m'avoir invitée, c'est un honneur. Je m'appelle Marie, j'ai 29 ans. Je vais avoir 30 ans à la fin de l'année et je suis doublement à mon compte. J'ai une entreprise de traduction technique et à côté, j'ai aussi une autre activité, j'ai un blog destiné aux femmes et qui parle d'indépendance financière et de finances personnelles, d'investissement, d'épargne.

 

Je suis née à Nancy, en Lorraine. C'est là que j'ai passé toute mon enfance. J'y ai fait mes études aussi. J'ai fait des études d'ingénieur à Nancy. Ensuite, je suis partie en Espagne, puis en Allemagne pour finir mon master et j'ai décidé de rester en Allemagne. Jj'ai travaillé deux ans en tant qu'ingénieure. Ça m'a pas plu du tout. Je me suis rendu compte que finalement, ce n'était pas le métier qui était fait pour moi. J'ai fait le point sur mes compétences, ce que je savais faire, ce que j'aimais bien faire. Et c'est comme ça que je suis devenue traductrice technique.

 

Audrey: Comment on fait le switch, donc, de ton boulot d'ingénieur à la traduction technique, t'as pris des cours de traduction ?

 

Marie: Le switch, en fait, il s'est fait un peu tout seul dans le sens où, quand je dis que ça me plaisait pas, j'étais proche de la déprime ou du burn-out, je ne sais pas exactement. Donc, il fallait vraiment que je fasse un changement de toute urgence. J'avais un contrat de travail de deux ans que mon patron, de toute façon, voulait prolonger. Il me restait neuf mois sur mon premier contrat de travail. Je me suis dit: "OK, t'as 9 mois pour mettre sur pied un projet pour te sortir de là." Donc, comme je disais, j'ai fait le bilan sur ce que je savais faire. J'ai ces compétences techniques, mon diplôme d'ingénieur. Mais j'ai aussi des compétences linguistiques vu que je travaillais en Allemagne et donc je me suis dit: la traduction, ça me paraît.

 

J'ai appelé des connaissances de connaissances qui travaillaient dans le monde de la traduction, qui m'ont tous dit qu'en fait, tu n'as pas besoin de faire des études de traduction pour devenir traducteur, c'est un métier qui n'est pas protégé par un diplôme et la moitié à peu près des traducteurs ne sont pas issus du monde de la traduction parce q'effectivement, il faut des compétences linguistiques, mais il faut aussi des compétences particulières. Quand tu traduis du droit, il faut être juriste. Et quand tu traduis, par exemple, des manuels techniques vraiment pointus, et bien il faut des compétences techniques, comme un diplôme d'ingénieur.

 

Audrey: C'est quoi la traduction technique?

 

Marie: Il y a déjà tout ce qui est manuel d'utilisateur. Quand tu veux vendre une machine ou un appareil dans l'Union européenne et bien souvent, il faut qu'il soit traduit dans six langues, dont le français. Donc, n'importe quel appareil: climatisations, appareil médical, ascenseur... C'est vraiment varié. C'est d'ailleurs ce qui me plaît dans mon travail, c'est que la semaine dernière, je traduisais pour des engins agricoles, aujourd'hui, c'est un appareil médical, mais demain, ça peut être dans le bâtiment. En gros, moi, je fais toutes les traductions qui ne sont pas des traductions juridiques et qui ne sont pas des traductions médicales. Je peux traduire pour un appareil médical, mais je ne peux pas traduire pour un médicament. Ça, c'est pas mon domaine.

 

Audrey: Et quand tu étais encore salariée, ça te faisait peur de quitter le salariat ?

 

Marie: Non, je n'ai pas eu peur pour plusieurs raisons. Déjà, je pense que j'étais suffisamment malheureuse pour ne pas me poser la question. Quand vraiment, c'est une nécessité de quitter ton travail, ça fait beaucoup moins peur. Et deuxièmement, je viens d'une famille d'entrepreneurs. Depuis mon arrière grand-mère, tout le monde dans ma famille, du côté de mon père, est à son compte. Donc non, le fait d'être à son compte, c'est quelque chose que je connaissais depuis toute petite.

 

Audrey: Et donc, du coup, concrètement, là tu as neuf mois devant toi. Tu faisais quoi d'ailleurs ? Comme ingénieur ?

 

Marie: Je travaillais dans une PME à Berlin, qui fait de la recherche, qui participe à des projets de recherche européens et je travaillais dans l'informatique au niveau où on dessine les microchips. Donc c'est plutôt dans les composants informatiques.

 

Audrey: Donc, là, tu te dis j'ai neuf mois pour changer de vie, si je résume. Tu te dis: "la traduction, c'est parti, mon kiki." Et comment tu fais pour décrocher ton premier contrat ?

 

Marie: Au début, je me suis dit: "Bon bah, déjà, il va falloir que j'ai un peu d'expérience." Donc, ce que j'ai fait, c'est que j'ai traduit de façon gratuite pour des ONG. J'ai traduit souvent pour des associations humanitaires. Ils ont besoin de traduction et ils n'ont pas forcément les moyens de les payer. Donc, tu peux t'exercer un petit peu comme ça. Et puis, j'ai traduit aussi des sous-titres de vidéos. Par exemple pour les conférences TED. Je ne sais pas si ça parle à tout le monde, ce sont des conférences en ligne et donc il y a des sous-titres dans toutes les langues. Et moi, je traduisais les sous-titres de l'anglais vers le français. Voilà, c'est comme ça que j'ai eu mes premiers contrats, mais non payés. Et après ? Ben c'est simple, j'ai fait un CV. J'ai expliqué ce que je savais faire. J'ai mis les 2-3 expériences que j'avais et je l'ai envoyé à toutes les boites de traduction que j'ai trouvé sur Internet. J'ai envoyé une bonne cinquantaine de CV.

 

Audrey: Et ensuite, comment est venue l'idée lumineuse, qui va révolutionner la vie de millions de femmes et d'hommes, de créer un blog sur les finances personnelles ? Et d'écrire un livre sur les finances personnelles ?

 

Marie: C'est pareil, ça m'est venu un peu par hasard. Quand j'ai commencé en traduction, j'ai bien gagné ma vie. Donc, au bout d'un moment, tu mets un peu d'argent de côté. Et puis tu te dis: "qu'est ce que je vais faire avec cet argent de côté ?" J'ai demandé à des copains. Qu'est ce que vous faites? Est-ce que vous avez des assurances vie ? Et donc, ils m'ont tous dit qu'il faut aller voir un conseiller financier. Et puis ils m'ont donné quelques noms, non pas de conseillers financiers privés, mais plutôt de banques d'investissement.

 

Et donc, je suis allé voir un conseiller financier. On a discuté pendant deux heures. Il était adorable. Il m'a proposé un café. Il m'a expliqué qu'il fallait absolument que j'ai une assurance. On s'est revus. Et j'ai signé deux contrats, une assurance invalidité et une retraite privée.

 

Pour être honnête, je le sentais pas. J'avais un peu mal au ventre. Je m'étais dit: "Voilà, au moins, ça s'est fait." Mais en même temps, je n'avais pas trop bien compris ce que j'avais signé. Ça allait pas. J'ai entendu parler d'une association en Allemagne, qui permet de faire valider ses contrats. Donc, tu t'arrives avec ton contrat et ils regardent un peu ce qu'il en est. Donc, j'y suis allé. Le monsieur a regardé mes contrats et m'a dit: "Bon ben ! Comment dire ? C'est pas la cata. Vous vous êtes pas fait arnaquer dans le sens où vous payez de l'argent et vous avez un contrat en échange." Donc le conseiller financier n'est pas parti avec mon argent, mais en même temps, le contrat, il est nul. Franchement, je pourrais mettre mon argent sur un compte rémunéré à taux zéro et ça serait pareil au bout du compte.

 

Donc, j'ai pris une grosse claque. Je me suis dit que ce n'était pas possible, que j'étais quand même pas aussi "nouille". C'est pas possible, que je ne comprenne rien en finance. Donc, j'ai acheté plein de livres sur les finances: des livres en français, en anglais, en allemand. Je suis allée dans une librairie, j'ai dû acheter 10 livres le premier jour et j'ai lu tout ce qui me passé sous la main. J'ai compris beaucoup, beaucoup de choses et je me suis dit que je me laisserai plus jamais arnaquer.

 

Audrey: Et du coup, j'imagine que t'as tout de suite résilié ce contrat "frauduleux".

 

Marie: Je n'irais pas jusque là parce que ce n'est pas du vol. Mais le contrat n'était pas forcément dans mon intérêt. Avec les frais que je payais, je pense que mon conseiller était très content. Sauf que moi, c'était pas un contrat qui était fait pour moi. Alors on va plutôt dire ça. Et donc, effectivement, sur les deux contrats, j'ai décidé d'en garder un. Ce n'est peut être pas le meilleur contrat du monde, mais ça va. Et l'autre, je l'ai résilié.

 

Audrey: Juste pour bien comprendre. C'était quoi ces contrats ? C'est un placement financier ?

 

Marie: Alors, il y avait un placement financier. Et puis, il y avait une assurance invalidité. Et mon assurance invalidité, qui était en plus couplé à une retraite privée, elle n'était pas du tout adaptée à mon cas. Je payais énormément de frais pour une assurance qui, de toute façon, n'était pas adaptée à ma situation. Ça me coûtait un max tous les mois, donc j'ai résilié et on n'en parle plus.

 

Audrey: Comment tu expliques que toi et la majorité des gens, à ce moment là, quand tu as aller voir ce conseiller financier, tu sois aussi démunie.

 

Marie: Il y a plusieurs explications. Quand tu vas voir un conseiller, tu te dis que c'est un expert. Et donc, il sait de quoi il parle. C'est pour ça que tu vas voir un expert. C'est pour ça que tu le payes, c'est pour qu'il te conseille. Et puis, deuxièmement, les contrats sont quand même fait de telle façon qu'on ne comprenne pas grand chose. La façon de rédiger les contrats est faite pour vous dire: " attention, c'est un truc d'experts. N'essayez pas de le faire tout seul."

 

Il y a aussi quelque chose qui m'a vraiment ouvert les yeux : quand on me parlait de conseiller financier avant, je me disais que c'est un mec qui a étudié la finance, qui aurait pu être trader. J'avais cette image là. Mais en fait, un conseiller financier dans une banque classique ou dans une banque d'investissement, c'est un mec qui a étudié le commerce. Il ne faut pas parler de conseiller financier, c'est un vendeur financier. Il est payé à te vendre un contrat. Et quand t'as compris ça, tu as tout compris.

 

Audrey: Alors du coup, ton conseil, c'est de dire les gars, faut se retrousser les manches, il faut y aller tout seul ?

 

Marie: Pas forcément tout seul, mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il ne faut jamais signer un truc qu'on ne comprend pas. Jamais, jamais, jamais !

 

Et effectivement, il va quand même falloir mouiller la chemise. Même si vous faites appel à un conseiller financier, il va falloir quand même étudier le contrat, mettre au mettre au clair ce que vous attendez réellement de cet investissement. Est ce que vous êtes plutôt quelqu'un qui est prêt à prendre des risques ? Quel est votre âge ? Quelle est votre situation financière ? Est ce qu'il y a des personnes qui dépendent de vous ? Est ce que vous avez des enfants à charge, par exemple ? Ce n'est pas du tout la même situation quand t'es célibataire, t'as 25 ans et que tu gagnes bien ta vie et quand t'es une mère au foyer de 35 ans avec deux enfants. On ne te propose pas les mêmes investissements financiers.

 

Mon message, ce serait aussi de dire que dans la majorité des cas, on peut faire tout seul. Oui, on va avoir besoin d'un banquier pour tout ce qui est assurance vie, tout ça. Mais après, pour décider dans quoi on investit, par exemple en bourse, on n'a pas forcément besoin d'un courtier.

 

Audrey: C'est là que tu interviens en fait, avec ton blog miss-minifortune.fr et ton livre Mince et riche avant l'été: et si tout était lié ? Alors là, je le dis à toutes les auditrices et les auditeurs qui vont écouter ce podcast: je vous conseille vraiment la lecture du livre de Marie parce que c'est éclairant. Et justement, on se sent plus seul face à cette diversité de produits financiers qui nous sont offerts. Et on fait, ce que je trouve génial, en tantôt qu'autrice financière (si on peut dire ça comme ça) c'est que tu nous éveilles à des questions financières, mais tout en nous permettant de nous poser les bonnes questions. Et en nous proposant de nous remettre en question, mais d'un point de vue plus large, plus "développement personnel". Parce qu'en fait, j'aime bien le titre de ton livre "Mince et riche avant l'été: et si tout était lié ?" Tout est lié. En fait, la santé financière, elle est liée à la santé mentale et à la santé physique et corporelle. Moi, c'est comme ça que je comprends la démarche. Est ce que je la comprends bien ? Pour revenir à ce que tu disais, donc, tu t'es fait arnaquer, tu lis dix bouquins, voire plus. Comment ensuite, tu te dis: "je vais transmettre ça, je vais écrire un livre" ?

 

Marie: Donc déjà, oui, tu comprends bien ma démarche dans le sens où tout est lié. C'est beaucoup de choses qu'on apprend, pas à l'école, que ça soit effectivement l'éducation financière, mais aussi pourquoi est-ce qu'en tant que société, on est de plus en plus gros et de plus en plus pauvre ? Tout est lié, en fait. Et le développement personnel, bien sûr, ça va de soi aussi, quand on n'est pas bien dans sa tête, il y a des mécanismes qui se mettent en place. Par exemple, ce qui est prouvé, c'est que quand on quand on a l'impression d'être pauvre, même si c'est une impression passagère, si, par exemple, on a peur de se retrouver au chômage et bien on va consommer plus de calories.

 

Tout est réellement lié et c'est pour ça d'ailleurs que les classes populaires sont généralement beaucoup plus touchées par l'obésité et le surpoids. Ces des problèmes qui sont globaux. On est pas tout seul face à son découvert, on est pas tout seul face à sa balance. C'est tout un mode de vie qu'il faut repenser. Et c'est un peu le but de mon livre et c'est ce que j'essaye de faire, mais sans vouloir être une donneuse de leçons. Parce que moi, il y a quelques années, je suis passé à quelques kilos de l'obésité et au niveau finances, comme je le disais, je ne savais pas trop de quoi je parlais. C'est des choses que l'on peut changer.

 

Audrey: Tu en est la preuve. Tu le racontes dans l'introduction de ton livre que toi aussi, tu as fait plusieurs régimes dans ta vie. Tu as aussi été arnaquée financièrement. En fait, tu as vraiment opéré une transformation et un changement chez toi. Comment ça s'est passé, cette transformation ? Est-ce que ça a été simple ? Quels ont été les challenges, les difficultés que tu as rencontrés ?

 

Marie: Alors, simple, non. Ça a été long. Si je prends, par exemple, l'exemple du poids, c'est des changements qui ont quand même pris plusieurs années. Assez rapidement, en l'espace d'un an, je suis passé de très, très proche de l'obésité à en surpoids. J'avais déjà perdu quand même 5 kilos à peu près. J'étais encore bien en surpoids, mais déjà, je n'étais plus en danger. Et puis après, au fur et à mesure que j'ai changé des choses dans ma vie, dans ma façon de bouger, dans mes activités, dans mon alimentation, eh bien, j'ai perdu progressivement.

 

Ça s'est fait au fur et à mesure des années. Et dans l'autre sens, tout ce qui est éducation financière, là, ça a été plus rapide parce qu'effectivement, j'étais face au mur. J'avais ce contrat. Il fallait que je prenne une décision. Est-ce que je le résilie ? C'est bon pour moi ou pas ? Est ce que je me suis fait arnaquer ou pas ? En l'espace de quelques mois, il a fallu que je me mette à jour, que je prenne une décision. Et puis après, même une fois que j'ai résilié son contrat, j'ai continué à lire. J'ai continué à m'instruire parce que je me suis dit: "Plus jamais ça !".

 

Et puis, l'idée d'en faire un blog m'est venue il y a peut-être un an et je me suis dit que je n'étais pas la seule dans ce cas-là. C'est en discutant avec des copines que je me suis rendu compte que tous leurs copains avaient déjà des investissements. Après je dis pas forcément qu'ils savent de quoi ils parlent, parce que ça reste quand même des garçons, c'est un peu sexiste ce que je dis mais ils vont parler de leur investissement, surtout dans les moments où ils sont bien au plus haut. Ils vont éviter de mentionner les jours où ils se sont plantés. Nous, les filles, on est plus réservées, c'est à dire que:

  1. Avant de se lancer, il va nous falloir beaucoup plus de temps, beaucoup plus de connaissances
  2. Même une fois qu'on est lancées, on ne va pas forcément en parler. Entre filles, on parle pas forcément de la bourse, alors qu'en fait, on devrait. L'argent, la bourse, l'investissement, ça fait partie de la vie. Il devrait pas y avoir de tabou là dessus.

Audrey: Justement, c'était une de mes questions. Est ce que, en écrivant ton blog et en écrivant ton livre, est-ce que tu as l'impression de briser un tabou ?

 

Marie: Oui, tout à fait ! Oui, bien sûr. Pourquoi c'est un tabou ? On ne parle pas beaucoup d'argent dans la société. Et puis, il y a le deuxième tabou, l'idée de vouloir devenir riche. Moi, si je dis haut et fort "je veux devenir riche", il y a des regards qui se tournent. J'ai l'impression d'avoir dit: "J'ai envie d'aller tuer les bébés phoques." On te regarde en se disant: "Oulàlà, mais t'es passée du côté obscur de la force".

 

Alors qu'en fait, si je veux devenir indépendante financièrement, c'est aussi peut-être pour pouvoir consacrer mon temps différemment. Pas juste 8 heures par jour à travailler comme je le fais maintenant, mais peut être pouvoir consacrer mon temps aux autres. J'adorerais par exemple travailler chez WWF ou chez Greenpeace. Seulement voilà, c'est beaucoup de bénévolat. Il y a très, très peu d'embauches. C'est plus des activités bénévoles et dans ce cas-là, il faut avoir l'argent pour maintenir son niveau de vie quand même.

 

Audrey: Oui, d'ailleurs, dans ton livre, tu parles d'une appellation FIRE pour Financial Independance, Retirement Early.

 

Marie: Oui, ça, c'est un mouvement qui nous vient des Etats-Unis. L'idée, c'est d'avoir une carrière aussi courte que possible, donc de travailler peut-être dans un métier bien payé, d'accumuler de l'argent en réduisant au maximum ses dépenses pour pouvoir prendre sa retraite très tôt.

 

L'une des personnes les plus célèbres qui a fait ça, c'est Mister Money Mustache. C'est un Américain qui a aussi un blog et qui a pris sa retraite, à 31 ans. Bon, il était dans un milieu qui payait bien. Mais c'est quelqu'un qui vit avec... je ne sais pas s'il vit avec 20% de ce qu'il gagne. C'est de la frugalité. Et le but, c'est de réduire au maximum ses dépenses tout en maintenant quand même un niveau de vie sympa. Pour chaque dépense, il faut voir: "Est-ce que cette dépense va me rendre plus heureux à long terme ?" Moi, je donne toujours l'exemple de la nouvelle paire de chaussures. Ça, c'était mon passe temps, il y a quelques années, c'était de me dire: "les nouvelles chaussures à talons, machin truc, elles sont trop belles avec ça je vais être la reine de la soirée."

 

Bon, au final, tu les as mises deux fois, elles t'ont fait mal aux pieds et coûté 100 balles. Elles t'ont pas rendue beaucoup plus heureuse, mais en plus, à long terme, c'est 50 euros par ci plus 100 euros par là, plus le petit pull, plus le joli foulard. Ben, ça éloigne de l'indépendance financière.

 

Audrey: Oui, d'ailleurs, c'est un chapitre que aborde aussi dans ton livre. Cette simplicité au quotidien, se délester de tout ce dont on n'a pas besoin et en fait, en se délestant de tous ces objets qui ne nous servent pas, au final, on économise de l'argent.

 

Marie: Oui, c'est ça. Alors, bon, sans devenir moine non plus, mais il trouver le juste milieu. Il y a des gens qui font ça vraiment à l'extrême. On en trouve sur YouTube. Ils ont 50 objets en tout dans toute leur vie. Bon, c'est un peu trop extrême pour moi. Moi, ce que je veux juste, c'est retrouver un peu de simplicité dans mon quotidien. Et puis, ne pas dépenser pour des choses inutiles. Voilà donc vraiment, c'est plus le côté un peu à la Marie Kondo de se dire: "Tiens, est ce que ça, ça va me rendre heureux ou pas ?" Et si la réponse est non, je l'achète pas ou je le vends.

 

Audrey: Je pense que ça, ça parle à beaucoup de gens, surtout en ce moment. Tu parles aussi beaucoup de réseaux sociaux et de l'importance aussi de faire de la diète médiatique. Parce que tu écris que plusieurs études ont montré une corrélation entre l'utilisation d'Instagram et la dépression, notamment chez les plus jeunes.

 

Marie: C'est vrai qu'au final, ça parait logique parce que sur Instagram quand tu vois les photos de vacances, les photos des corps parfaits, les photos des petits-déj parfaits, les intérieurs décorés. Tu sais, ils sont toujours propres, il n'y a pas de poussière chez eux, il fait trop beau. Il n'y a pas les enfants qui ont balancé leurs jouets partout. Non, non, forcément, tu ne peux que déprimer parce que toi, tu regardes ta vie, tu regardes ton intérieur, tu te dis que ça fait longtemps que tu n'es pas partie en vacances, t'as pris deux kilos, tu te regardes dans la glace, en plus, t'as pas le filtre qui te maquille automatiquement... Bah, forcément, tu déprimes.

 

Audrey: Ton livre permet vraiment de remettre en perspective plein de choses et de se poser les bonnes questions. Comment être plus heureux dans la simplicité ? Et aussi, comment on peut s'extraire de ces Instagram, Facebook, tout ce qui nous abreuve de source d'anxiété par moments.

 

Marie: Oui, mais aussi les journaux télévisés. Ça, c'est quelque chose dont j'ai pris conscience il y a déjà quelques années. Pas directement. En fait, il y avait des amis à mes parents qui avaient une petite fille qui n'allait pas bien. Elle avait 3-4 ans et elle faisait de la déprime. Ils se sont dit: "Mais qu'est ce qu'elle a ? Est-ce qu'on l'embête à l'école ?" Ils ont été voir un psy. En fait, la petite, tous les soirs, quand ils mangeaient, ils mangeaient devant les infos et elle, elle absorbait tout, comme une éponge. Donc, la guerre, la crise économique, le chômage... Ils ont été obligés de passer par une diète médiatique en coupant la télé, pour éviter de manger devant la télé, éviter de regarder les infos.

 

Si ça a cet impact sur cette petite fille de 3-4 ans, ça a le même impact sur nous. C'est ce que je dis aussi dans ce livre. Toi, tu rentres de ta journée, ça s'est super bien passé au boulot, tu as été une déesse, tout s'est bien passé. Tu allumes la télé et là, le coronavirus, c'est pas possible de rester optimiste.

 

Audrey: Comment on fait pour gagner de l'argent en ayant un blog ?

 

Marie: Il y a différents modèles. Tout ce que je vais dire là, c'est très théorique parce que mon blog, pour l'instant, je le monétise pas. Pour l'instant, le but, c'est plutôt de vraiment distribuer ses connaissances. Je trouve que c'est des connaissances de base. Savoir la différence entre un indice et un ETF, un fonds indiciel, c'est des petites définitions de base de la bourse. Je trouve qu'elles sont fondamentales pour tout le monde. 

 

Mais après, je pourrais faire de la pub. J'en ai pas spécialement envie. Il y a mon livre, on peut dire que c'est une façon de monétiser dans le sens où si les gens apprécient mon blog, ils peuvent se dire "je vais acheter son livre, ça doit être sympa aussi."

 

Et à terme, j'aimerais faire des formations, des formations sur l'investissement en partant de zéro. C'est quoi un intérêt composé ? C'est quoi l'inflation ? Et ensuite aider les gens à faire le point sur leur situation financière. Trouver l'investissement financier qui leur convient. Parce que ce n'est pas le même pour tout le monde. Je dirais même entre mon copain et moi, on n'aura pas à terme les mêmes investissements financiers parce qu'on n'a pas la même situation.

 

Et ensuite ? Aider les gens à effectuer leur premier placement financier, par exemple. Un truc que je ne veux jamais faire, c'est de dire aux gens ce qu'ils doivent faire. C'est à dire que je ne vais jamais dire: "tiens, il faut que tu achètes telle action." Jamais ! Si vous venez me voir en me disant: "Bon Marie, donne-moi les 5 actions qu'il faut que j'achète, et puis c'est bon." Non, ça se passe pas comme ça. Je veux que les gens prennent des décisions en tout état de cause, qu'ils se sentent bien avec ces décisions. Moi, je leur dirai pas quoi acheter.

 

Audrey: C'est super et comment tu la visualises cette activité ? C'est du sur-mesure ? Tu vas faire une sorte de coaching sur mesure pour chaque personne ? Ou tu feras plutôt des webinaires ou des choses comme ça ?

 

Marie: Pour l'instant, je ne sais pas encore. Je ne pense pas faire du sur-mesure car je pense que le sur-mesure, ça serait un format qui serait trop cher pour la population que je veux toucher. Je ne veux pas faire un format pour les 1% les plus privilégiés qui, de toute façon, peuvent se tourner vers un conseiller financier. Moi, je veux faire un format qui soit plus ouvert à tout le monde, donc je pense que ça va passer par un cours en ligne avec des petites vidéos qu'on peut regarder, des vidéos assez courtes.

 

J'aimerais bien faire des vidéos entre 10 et 20 minutes parce que je m'adresse aux femmes et je connais aussi les problématiques des femmes. Le format, il faut que ça soit court. Il faut que ça se case, par exemple pendant la leçon de judo du petit dernier. Que tu puisses regarder ça ou l'écouter, par exemple en allant au travail. Il faut qu'on puisse le regarder en faisant la vaisselle. C'est le type de public que je vise.

 

Audrey: Super, écoute si tu cherches des beta testeurs...

 

Marie: Avec plaisir !

 

Audrey: J'aimerais parler un peu plus maintenant de toi. Comment tu gères tes coup de mou dans tes activités ? Toutes les activités de traduction, tes activités d'autrice et de blogueuse. Comment tu arrives à garder la motivation ? Comment ça se passe une journée type pour toi ?

 

Marie: C'est une très bonne question et je vais y répondre très honnêtement. Parce que des fois, quand on écoute des interviews d'entrepreneuses, de blogueuses, on a l'impression que leur vie est parfaite. On a l'impression que je me lève le matin, je fais de la traduction, après, je vais sur mon blog, tout se passe bien pour moi, les gens m'adorent et m'écrivent des commentaires que j'ai changé leur vie. Non, ça ne se passe pas comme ça. Des coups de mou, il y en a. Il y en a beaucoup d'ailleurs. La bonne définition d'une entrepreneuse, c'est de pouvoir passer en une seule journée de "je suis la reine du monde" à "je vaux rien, je vais me planter et en plus, les gens vont me jeter des tomates".

 

Tous les jours, tu fais ça. C'est un ascenseur émotionnel en permanence. Il faut être capable de gérer ça. Il y a des moments où tu te sens vraiment au top. Tout s'est bien passé et le client est content. J'ai un client, dans la même journée, il me dit : "Le client est super content, il faut absolument que ce soit toi qui traduise leur site internet." Donc, je suis la reine du monde.

 

L'après midi, le même client me dit : "Le client veut organiser une réunion parce qu'ils ne sont pas trop contents de la dernière traduction." Et là, tu redescend sur terre. Mais c'est pas grave, il faut réussir à gérer, à rester professionnel face au client qui ne sait pas forcément toujours ce qu'il veut. Il faut quand même lui prendre la main, lui expliquer. T'as pas le droit de perdre la face dans le sens où tu n'as pas le droit de lui dire: "oui, mais c'est de votre faute". Même si c'est vrai ! Il faut rester professionnel. Il faut gérer ses émotions. Ou alors les laisser sortir quand t'es toute seule: "Maintenant, je vais aller prendre un bain. J'ai fait ma grosse réunion avec mon client difficile. Je vais prendre un bain et puis ça ira mieux demain."

 

Audrey: Merci de ton témoignage, comme dit notre coach, Agnès Janowski, la vie, c'est pas linéaire, c'est sinusoïdale. Tu montes, tu descends, tu montes, tu descends. Comment se passe avec ton entourage ? Est-ce qu'ils acceptent bien que tu sois entrepreneuse ?

 

Marie: Comme je disais, moi, je viens d'une famille d'entrepreneurs. Donc au niveau de mes parents, y'a pas eu de souci du tout. Ils ont plutôt été soulagés que je quitte la recherche pour me mettre à mon compte et j'ai trouvé ça vraiment bien.

 

Par contre, il y a quelque chose qui est vraiment important à savoir, c'est que quand tu te mets à ton compte, il faut que tu te demandes l'autorisation à ta famille. J'ai un souvenir quand mon père s'est mis à son compte, il a été voir l'ANPE qui proposait des formations et le conseiller lui a dit: "Est ce que vous avez demandé l'autorisation de votre femme et votre fille ?" Ben oui, se mettre à son compte, ça impacte une famille. Il faut vraiment que tout le monde monte à bord pour que ça marche. Moi, quand je me suis mise à mon compte, j'en ai discuté aussi avec mon copain. On vit ensemble, donc il va y avoir des nuits blanches. Les premiers contrats de traduction que j'ai décrochés, bah, des fois, je n'étais pas dans les délais parce que j'étais encore nouvelle. Donc j'ai travaillé le week-end, j'ai travaillé la nuit. Il y avait mon copain qui veillait jusqu'à 5 heures du matin en me faisant du thé pour que je continue à travailler et qui m'apportait des petits gâteaux.

 

C'est tout ça, être le conjoint de quelqu'un qui est à son compte. Et il faut vraiment que ça soit clair, que ça soit transparent dès le début. Il n'y a pas que des moments simples. Ça peut devenir une entreprise qui marche très bien. Ça peut aussi des fois être difficile et il faut tenir la barre.

 

Audrey: Ça, c'est un truc que j'apprend, c'est super intéressant. Effectivement de se dire qu'en fait, quand on se met à son compte, quand on a une vie de famille, on n'y va pas seul.

 

Marie: On embarque tout le monde avec soi et il faut vraiment que ça soit clair parce que de toute façon, tu ne peux pas tout faire tout seul. Il faut que tu sois épaulé. Toutes les petites entreprises, que ça soit l'épicier du coin ou quoi, généralement, il y a toujours le conjoint qui met un petit peu la main à la pâte et c'est obligé.

 

Audrey: Okay. Note pour plus tard pour moi et pour toutes celles qui voudront se mettre à leur compte. Oui, je le mets dans un coin de ma tête. Comment tu trouves l'inspiration, par exemple pour tes posts de blog ? Qu'est ce qui t'inspire en général dans ta vie pro ou même perso ?

 

Marie: Pour mes posts de blog, c'est assez simple, dans le sens où chaque article va aborder un sujet financier. Donc, ça tourne beaucoup autour de la bourse. Par exemple, il va y avoir un article qui va donner des définitions de base pour la bourse. Le dernier article, c'est comment bien choisir son courtier ? Parce que quand on veut se lancer en bourse, il faut un courtier et donc il y a toute une gamme d'offres. Et comment je choisis le meilleur courtier pour moi ? Donc voilà, sur le blog, c'est assez simple, dans le sens où c'est un mélange de questions d'actualité et aussi de comment se lancer en bourse. Une fois que j'aurai terminé tous les articles sur comment se lancer en bourse, je pense que j'aborderai plus des questions de stratégie, des questions que se posent aussi les lecteurs. Des choses comme ça.

 

Audrey: Oui, ça, c'est pour ton blog. Est-ce que dans ta vie en général, notamment personnelle, peut être spirituelle, tu as des sources d'inspiration que tu aimerais partager ? Des podcasts, des livres ou des blogs ?

 

Marie: Si on reste dans le sujet des finances personnelles, je recommande vivement le blog de Mister Money Mustache.

 

Après, j'écoute aussi des podcasts. J'écoute par exemple ton podcast Audrey. J'écoute beaucoup de podcasts comme ça sur les femmes inspirantes. J'ai toujours été une grande fan des femmes. Des femmes célèbres. Quand j'étais ado, je m'étais fait un petit cahier. En fait, je collais des photos de femmes célèbres en mettant leurs noms et ce qu'elles avaient accompli. C'était un peu mon cahier d'inspiration avant de faire quelque chose: "Bon, allez, tu la joues comme Marie Curie !"

 

Audrey: J'adore !

 

Marie: C'est un truc que j'avais pris dans un film. Je sais plus comment s'appelait le film, mais ça m'a bien aidé pendant quelque temps de me dire: "Bon, allez hop ! Aujourd'hui, tu vas la jouer comme Diane Kruger." Oui, c'était ma façon d'avancer.

 

Audrey: Mais ça, c'est un super tip. Parce que, par exemple, tu te dis: "Que ferait Marie Curie dans cette situation ? Que ferait Michelle Obama? Ou mère Thérésa ?"

 

Marie: Oui, c'est un peu ça. C'est un peu le même type de conseil que si tu n'es pas sûre de toi, fais semblant et ça va venir. C'est un peu la même chose. Là, tu te dis: "Je suis Michelle Obama." Tu redresse le menton, tu y vas. Et ça va le faire.

 

Audrey: C'est génial ! Et qu'est ce que tu fais quand t'es fière de toi ? Comment tu fais pour célébrer une victoire ?

 

Marie: Moi, généralement, je ne célèbre jamais seule. Je suis quelqu'un qui n'aime pas être seul, et il me faut toujours quelqu'un pour célébrer. Ça peut être mon copain. Ça peut être mes parents, des fois par Skype. Ça dépend de la taille du succès, mais ça peut aller de la petite danse de la victoire à la bouteille de champagne. Quand j'ai su que mon livre était retenu par un éditeur, on a ouvert la bouteille de champagne, on s'est fait plaisir.

 

Audrey: D'ailleurs, ça me fait penser, j'avais une question à te poser. Comment ça s'est passé puisque c'était la première fois que t'écrivais un livre ? T'as fait quoi ? Tu a tapé à la porte des éditeurs ? Comment t'as réussi à convaincre ?

 

Marie: Oui, je connaissais rien du tout. Donc, j'y suis allé avec le culot des débutants. J'avais déjà commencé à écrire mon livre. J'ai écrit ce livre aussi parce que c'était pendant la première vague du coronavirus. Je n'avais plus de travail, donc je me suis dit que je voulais toujours écrire ce livre mais que je n'avais jamais le temps, donc j'ai commencé à écrire.

 

Et puis après, je me suis dit: "Maintenant que tu l'écris, ça serait quand même bien que tu sois publiée." Donc, j'ai envoyé le projet à une vingtaine de maisons d'édition en tout. Les plus grosses comme les plus petites. J'ai essayé Gallimard, Flammarion, que sais je ? Et puis, j'ai essayé aussi les plus petites. Et donc, c'est une petite maison d'édition de Paris qui m'a donné ma chance en me disant: "Écoutez, votre projet nous intéresse." Ensuite, je leur ai envoyé la version finale. Ils l'ont lu, ils ont trouvé ça sympa. Et puis, on a commencé à travailler là dessus.

 

Audrey: Super bravo ! Parce que c'est quand même pas rien d'arriver à se faire publier par une maison d'édition. Chapeau ! Est-ce que pour terminer, tu aurais envie de partager quelque chose ? De lancer un message à l'univers, aux femmes qui nous écoutent ?

 

Marie: Alors c'est une bonne question. La première chose qui me vient à l'esprit pour toutes les femmes, surtout les plus jeunes, s'il y a des ados qui nous écoutent ou des jeunes femmes, c'est d'éviter l'effet Cendrillon. L'effet Cendrillon, c'est le côté: "J'attends qu'un prince charmant vienne me libérer."

 

Ça, c'est quelque chose que l'on a souvent, les femmes. On mène notre vie, mais sur certains sujets sensibles, par exemple les finances, on se dit qu'à un moment ou à un autre, il y a un homme qui va venir nous sauver, qui va venir nous aider avec notre argent, nos investissements, tout ça. Donc non ! On arrête avec l'effet Cendrillon. On prend les choses en main. On prend sa vie en mains. Ça ne veut pas dire qu'on est contre les hommes ou quoi. Mais un moment, c'est quand même mieux d'être indépendante, de savoir que si jamais il se passe quelque chose, on peut toujours retomber sur ses pieds.

 

Audrey: C'est un super conseil, déjà.

 

Marie: Et le deuxième qui me vient en tête, c'est un conseil pour celles qui veulent se mettre à leur compte. Moi, quand j'étais salariée, je voulais mettre à mon compte. J'ai appelé une dame qui est traductrice et le meilleur conseil qu'elle m'a donné, c'était de mettre six mois d'argent de côté. Avant de te lancer, tu mets de l'argent de côté et même une fois que t'es lancée, tu gardes six mois de trésorerie de côté: C'est à dire que si je gagne pas un seul centime, eh ben, je peux quand même payer mon loyer, mon assurance, mon alimentation. Je vais sans doute être obligée de réduire mon train de vie, de me serrer la ceinture, mais c'est quand même six mois ou même sans travailler, je survis. Et je peux vous dire que quand la première crise du coronavirus a débarqué, j'étais vraiment contente de les avoir ces six mois de côté.

 

Audrey: C'est ce que tu appelles dans ton livre : le compte "un problème, pas de problème".

 

Marie: C'est ça le compte "un problème, pas de problème". Si jamais la machine à laver lâche, ça permet de pouvoir la réparer sans avoir à faire un crédit à la consommation.

 

Audrey: Bah écoute, c'est une super super conclusion et une super invitation à lire ton livre, pour toutes ceux et celles qui veulent savoir plus en détail ce que c'est que le compte "un problème, pas de problème". Je vous invite vraiment à lire le livre de Marie "Mince et riche avant l'été". Encore merci Marie. Merci à toi. C'était super intéressant. Et puis, c'est ça que j'aime chez toi, c'est que sur ces sujets, aussi difficiles soient-ils, comme gérer ses finances, gérer son poids, tu nous invites à le faire avec joie, avec humour et puis avec bienveillance. Et c'est super agréable. Du coup, on a envie d'y aller. On a envie de se lancer avec toi et tu nous nous embarques dans cette grande aventure. Et moi, j'ai vraiment l'impression que grâce à toi, je vais vraiment devenir riche. C'est super parce que plus on est de gens riches financièrement, spirituellement, émotionnellement, mieux le monde se portera.

 

Marie: Mille mercis et bonne écoute. Merci à toi, ça me touche vraiment tout ce que tu dis. Et j'espère effectivement qu'on sera de plus en plus de femmes riches et indépendantes et qu'on pourra du coup faire autre chose de notre temps que de travailler.

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